Tout le cours en 10 étapes. On part du centre de la Terre et on remonte jusqu'à la surface, là où les volcans explosent… ou coulent tranquillement.
La Terre est construite comme un œuf dur : une coquille très fine, la croûte, un gros blanc épais, le manteau, et un jaune au centre, le noyau.
De l'extérieur vers le centre : la croûte (océanique ou continentale), le manteau (supérieur et inférieur), le noyau (externe et interne).
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Lithosphère : en grec, lithos veut dire pierre. C'est la couche dure : la croûte + la partie solide du haut du manteau. Elle fait environ 100 km d'épaisseur, et c'est elle qui est découpée en plaques.
Asthénosphère : en grec, asthénès veut dire faible. C'est la couche molle du manteau supérieur, juste sous la lithosphère. Elle se déforme facilement et contient du magma. Les plaques glissent dessus.
La lithosphère est cassée en une douzaine de plaques, comme un puzzle. Elles bougent de quelques centimètres par an. Il y a 225 millions d'années, tous les continents étaient collés en un seul : la Pangée.
Les plaques tectoniques (on dit aussi plaques lithosphériques) sont des morceaux rigides de lithosphère, épais d'une centaine de kilomètres. Elles s'emboîtent comme les pièces d'un puzzle. Une plaque peut porter un continent, un océan, ou les deux.
Elles glissent sur l'asthénosphère : elles s'écartent, se rapprochent ou coulissent l'une contre l'autre. C'est ce mouvement qui fabrique les volcans, les séismes et les montagnes.
Les 7 grandes plaques
Quelques petites
Au début du 20e siècle, Alfred Wegener, un astronome et climatologue allemand né en 1880, remarque que les côtes de l'Amérique du Sud et de l'Afrique s'emboîtent. En 1912, il propose une idée folle : la dérive des continents. Autrefois, tous les continents formaient un seul supercontinent, la Pangée, qui s'est ensuite cassé en morceaux.
Presque personne ne l'a cru. Il manquait l'explication : comment des continents peuvent-ils bouger ? Sa théorie n'a été acceptée que 40 ans après sa mort, quand on a découvert la tectonique des plaques.
Les volcans ne poussent pas au hasard : 90 % d'entre eux sont aux frontières des plaques. Là, les plaques s'écartent, se rapprochent ou glissent côte à côte. Exception : les points chauds, au milieu d'une plaque.
Un volcan, c'est la partie visible de l'activité magmatique de la Terre : du magma venu des profondeurs arrive à la surface en passant par des fissures. Or les fissures, on les trouve surtout là où les plaques se touchent. C'est aussi là que se produisent les séismes les plus meurtriers. On compte environ 1 500 volcans actifs sur la planète, c'est-à-dire qui ont fait au moins une éruption depuis 10 000 ans (certaines sources disent 1 350).
Au niveau des dorsales océaniques, les plaques s'éloignent l'une de l'autre. Le magma remonte du manteau dans la fente et forme des volcans sous-marins effusifs. Après des centaines de milliers d'années, ils peuvent sortir de l'eau et former des îles.
On dit aussi zone d'accrétion. Au fond de l'océan, la lave refroidit si vite au contact de l'eau qu'elle forme des boules : des laves en coussins.
Exemple : l'Islande, et son volcan Eldfell.
Le plus souvent, c'est la subduction : la plaque la plus dense (la plus lourde) plonge sous l'autre et fond dans le manteau. Résultat : des volcans explosifs et des séismes fréquents.
Exemples : le Krakatoa (Indonésie), le mont Saint Helens (États-Unis).
Les plaques glissent côte à côte, en sens contraire. Ça crée une grande faille et des séismes, mais pas de volcan.
Exemple : la faille de San Andreas (États-Unis) : 1 300 km de long, 3,4 à 5,5 cm par an, 200 séismes ressentis chaque année.
| Qui rencontre qui ? | Ce qui se passe | Ce que ça fabrique |
|---|---|---|
| Océanique + océanique | La plus dense s'enfonce sous l'autre. | Des volcans sous-marins, surtout explosifs, et des îles ou des archipels (les Antilles, comme la montagne Pelée). |
| Océanique + continentale | L'océanique, plus dense, passe sous la continentale. | Des volcans explosifs et de fréquents séismes (mont Saint Helens). |
| Continentale + continentale | Aucune ne plonge : c'est la collision. Les roches se plissent et se cassent (plis et failles). | Une chaîne de montagnes : les Alpes (plaques africaine et eurasiatique), l'Himalaya (Asie). |
Un point chaud est un endroit où le manteau est anormalement chaud. Le magma y perce la plaque en plein milieu, loin de toute frontière.
Le point chaud, lui, ne bouge pas. Mais la plaque glisse au-dessus. Résultat : les volcans se forment l'un après l'autre, en ligne, comme une feuille de papier qu'on ferait glisser au-dessus d'une bougie.
Exemple : les îles d'Hawaï, sur la plaque pacifique. C'est le Canadien John Wilson qui a expliqué ce mécanisme.
Des roches fondent en profondeur : c'est le magma. Il s'accumule dans la chambre magmatique, la pression monte, il remonte par la cheminée et sort par le cratère. Dehors, il a perdu la plupart de ses gaz : c'est devenu de la lave.
Ils sont numérotés comme dans la synthèse de ta page 15. Sur le schéma de ta page 14, une même case reçoit souvent deux numéros.
Touche un numéro pour voir le mot et ce qu'il veut dire.
Liquide : la lave. Elle s'écoule le long du volcan (coulée de lave) et, en refroidissant, devient de la roche volcanique.
Gaz et cendres. Le nuage qui monte vers le ciel est le panache volcanique. Celui qui dévale la pente est la nuée ardente, la plus meurtrière.
Solide : les projectiles, aussi appelés pyroclastiques (« débris de feu ») : les cendres, les lapilli (de 2 à 64 mm) et les bombes volcaniques (plus de 64 mm).
Tout dépend de la lave. Fluide comme du lait qui déborde : elle coule, le volcan est effusif (rouge). Épaisse comme une purée qui fait « plop » : elle bouche le cratère, les gaz s'accumulent et tout explose, le volcan est explosif (gris).
| Volcan effusif (rouge) | Volcan explosif (gris) | |
|---|---|---|
| La lave | Fluide | Visqueuse (épaisse) |
| Les gaz | Peu : ils s'échappent facilement | Beaucoup : ils restent coincés |
| Ce qu'il rejette surtout | Du liquide (la lave), un peu de gaz et de projections | Des gaz et des solides (cendres, bombes), peu de lave qui coule |
| Comment la lave se comporte | Elle forme des coulées qui descendent les pentes. | Elle forme un bouchon qui finit par exploser en nuée ardente. |
| Danger | Peu : destructeur, mais rarement meurtrier | Très dangereux |
| Exemples célèbres | Le Kilauea (Hawaï), l'Eldfell (Islande) | Le Krakatoa (Indonésie), le mont Saint Helens (États-Unis), la montagne Pelée (Martinique) |
On les classe de la plus calme à la plus violente. Quatre portent le nom d'un endroit où on les a observées, la cinquième celui d'un Romain.
Quand le magma refroidit, il durcit et devient une roche magmatique. La règle d'or : plus il refroidit lentement, plus ses cristaux ont le temps de grandir.
Noir, sans cristaux visibles. Il a refroidi vite, en surface. Il forme presque toute la croûte sous les océans. Il coule dans l'eau.
Gris (parfois rosé) et granuleux : on voit ses cristaux. Il a refroidi lentement, en profondeur. C'est le principal composant de la croûte continentale. Il coule dans l'eau. Il ne sort jamais d'un volcan : il durcit sous terre. Ton cours le range avec les roches volcaniques ; les géologues disent « roche magmatique ».
Pleine de petits trous : les gaz se sont échappés pendant que la lave refroidissait très vite. Elle est si légère qu'elle flotte sur l'eau.
Une éruption fait des dégâts sur place, mais son nuage de cendres peut clouer au sol les avions de tout un continent. Pour l'étudier, on trie toujours les conséquences : naturelles ou humaines, locales ou internationales.
Les causes. L'Islande est posée sur la dorsale médio-atlantique, entre la plaque eurasiatique et la plaque nord-américaine, qui s'écartent : c'est une zone de divergence.
1re phase : effusive. Des coulées de lave, loin des maisons. Ni victimes ni dégâts. Par précaution, 500 à 600 habitants sont évacués et l'accès est interdit.
2e phase : explosive. Routes, fermes et maisons sont détruites, la Route 1 est en partie fermée, mais personne n'est tué grâce à l'évacuation. Surtout, un énorme panache de cendres s'élève.
Le nuage part vers le sud-est. Poussé par les vents, il passe au-dessus de la mer de Norvège et atteint l'Europe continentale en quelques jours.
Les cendres peuvent arrêter les réacteurs des avions. La Belgique, la Norvège, le Danemark, l'Irlande et le Royaume-Uni ferment leur espace aérien les premiers : plus de 6 000 vols touchés. Le lendemain, presque toute l'Europe, de la France à la Russie, fait pareil : la pagaille est mondiale.
Les compagnies aériennes perdent environ 1,27 milliard d'euros. Et une étude de 2013 suggère que le fer des cendres aurait fait proliférer le phytoplancton dans l'Atlantique.
Naturelle = ce qui arrive à la nature (le sol, l'air, l'eau, les plantes, les animaux). Humaine = ce qui touche les gens, ce qu'ils ont construit, leurs activités, leur argent.
| Description | L'Etna | |
|---|---|---|
| Altitude | 3 357 m (dans l'article de 2021 : elle change un peu avec les éruptions) | |
| Où sur l'île ? | Sur la côte est de la Sicile, au-dessus de la ville de Catane | |
| Pays, continent, hémisphère | Italie · Europe · hémisphère Nord | |
| Zone climatique | Tempérée (climat méditerranéen) | |
| Eau la plus proche | La mer Ionienne, à l'est | |
| Causes | Plaques africaine et eurasiatique qui se rapprochent : convergence | |
| Type de volcan | Il fait les deux : des coulées de lave (effusif) et des nuages de cendres et de lapilli (explosif). Si on ne t'accepte qu'un type, la convergence des plaques fait pencher vers explosif (gris). | |
| Rejets | Cendres (un nuage à 9 000 m de haut), lave (coulée sur le flanc sud-est), lapilli (petites pierres poreuses), gaz | |
| Conséquences | Villages recouverts de lapilli, aéroport de Catane fermé, vols retardés | |
Toute carte a besoin de 5 éléments : un titre (le sujet, le lieu, la date), une orientation (la flèche du nord), une échelle, une source et une légende organisée.
Dans la légende, il y a trois sortes de figurés : un point ou un symbole pour un lieu précis, une ligne pour une frontière ou une route, une surface colorée ou hachurée pour une région.
Autour de l'Italie : 4 mers (Ligurienne, Tyrrhénienne, Ionienne, Adriatique) et ses 5 voisins à placer : France, Suisse, Autriche, Slovénie et Saint-Marin, un tout petit pays à l'intérieur de l'Italie (le Vatican, dans Rome, est trop petit pour la carte).
Malgré le danger, des millions de gens vivent au pied des volcans ou sur leurs flancs : ils y trouvent beaucoup d'avantages. Et ils y vivent depuis toujours, leur culture est liée à ces terres.
La lave est un engrais naturel, riche en minéraux pour les plantes : les sols volcaniques sont très fertiles. À Java (Indonésie), on fait 3 récoltes de riz par an ; à La Palma (Canaries), des bananiers poussent sur une coulée de 1971.
Abris préhistoriques, maisons creusées dans les « cheminées de fée » de Cappadoce (Turquie), et des bâtiments en pierre volcanique noire, comme Notre-Dame d'Orcival en Auvergne.
La géothermie utilise la chaleur du sous-sol pour produire de l'électricité et chauffer les maisons. En Islande, elle chauffe 86 % des habitations.
Des bains d'eau chauffée naturellement par le volcan, dans les stations thermales : le Blue Lagoon, en Islande.
L'eau de pluie traverse lentement les roches volcaniques, qui la filtrent et lui donnent ses minéraux : c'est une eau minérale volcanique, comme Volvic (5 ans à travers 6 couches de roches).
Les volcans ont laissé des gisements métallifères (or et cuivre au Chili). On y exploite aussi le soufre (pour les engrais), porté à dos d'homme au Kawah Ijen, en Indonésie.
La pierre ponce sert à délaver les jeans, entre dans certains dentifrices et râpe la peau dure des pieds. On en fait aussi du béton léger.
Randonnées sur des volcans actifs (le Piton de la Fournaise, à La Réunion), visite de Pompéi, la ville romaine détruite par le Vésuve le 24 août 79.
On ne peut pas empêcher une éruption. Mais on peut la voir venir et mettre les gens à l'abri. C'est comme ça qu'on évite les victimes : à l'Eyjafjöll, personne n'est mort.
On construit des digues artificielles pour les détourner des maisons, et on les arrose pour qu'elles refroidissent et durcissent plus vite.
Les éruptions ne suivent aucun calendrier (aucune périodicité). Mais certains volcans sont sous très haute surveillance, et on connaît bien les zones à risque de la planète.
Malgré les progrès technologiques, l'homme ne peut pas maîtriser une éruption puissante : il ne peut que l'anticiper.
Et les gens qui vivent au pied d'un volcan ne sont pas là que pour ses avantages : ils y vivent depuis longtemps, leur patrimoine et leur culture sont liés à ces terres. Ils s'adaptent.
Tous les mots importants du chapitre, en cartes. Lis le mot, essaie de le définir dans ta tête, puis retourne la carte.
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